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Comment l’arrivée de Greenwood à l’OM a changé le rapport de certains supporters à leur club

A chaqu'un de ses buts, le stade vélodrome rugit le nom de son buteur

Un peu moins d’un an après son arrivée, Mason Greenwood est devenu la star de l’Olympique de Marseille. Aux abords du vélodrome, le constat est sans appel. Hommes, femmes, minots et ultras portent fièrement le floquage de l’anglais sur leurs épaules. Pourtant, une minorité de supporters refuse toujours de voir l’ailier anglais entacher l’image de leur club.

« Après 15 d’abonnement, j’ai déchiré ma carte« 

« Après 15 d’abonnement, j’ai déchiré ma carte« . Un an après, Sarah n’a toujours pas digéré l’arrivée de Mason Greenwood dans son club de cœur. En 2022, la star du football anglais est accusée de violences conjugales et de tentatives de viol par sa compagne qui poste sur X des photos et des vidéos d’elle ensanglantée. Un an plus tard, les poursuites ont été abandonnées, faute de témoins. L’été dernier il arrive dans la cité phocéenne en échange d’un chèque de 30 millions d’euros. Une trahison pour cette habitante du 8ème qui n’avait raté que quelques matchs depuis une dizaine d’années. Cette année, elle a fait exploser son ratio puisqu’elle n’a suivi aucune rencontre du club phocéen. « Je regarde les résultats sur l’Equipe parfois, pour l’instant on va dire que je suis en break« . Sarah assure qu’elle ne remettra pas un pied au vélodrome tant que l’ailier anglais jouera dans « son club« .

« Les buts comptent plus que les coups« 

Jordan lui ne « peut pas » boycotter l’OM. Alors il regarde tous les matchs de l’OM, mais n’a célébré qu’un seul des 22 buts inscrits par l’anglais cette saison. « Contre Toulouse j’ai exulté comme d’habitude parce que je ne pensais pas que c’était lui qui avait marqué, mes potes se foutent de ma gueule car ne sert a rien, mais c’est pour ma conscience« . Cet amoureux du club phocéen regrette de ne pas avoir pu vivre sa saison de supporter à fond : « Quand il a mis le but qui nous a qualifiés en Ligue des champions, je suis resté sur mon canapé alors que c’était le moment le plus important de l’année, mais c’est comme ça« .

Même son de cloche pour Milan. Ce jeune étudiant, engagé dans les milieux féministes marseillais, a suivi la saison de son club fétiche avec gout amer. « Cela m’a déçu que les groupes de supporters ne disent rien. Autant sur l’anti-racisme ils sont carrés, mais il faut croire que ça ne les dérange pas trop que la star de l’équipe ait tabassé sa femme. » Pour Sarah qui a fréquenté le virage nord pendant une quinzaine d’années, cette non-réaction des supporters n’a rien d’étonnant : « Il ne faut pas oublier que les groupes de supporters sont des milieux très masculins et virilistes. Pour eux, les buts comptent plus que les coups« .

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