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La « future capitale de la mode éco-responsable » est-elle accessible aux Marseillais.e.s ? 

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Cette semaine, du 7 au 14 juin, s’est tenue la Slow Fashion Week. Marseille semble s’affirmer de plus en plus comme la « capitale de la mode écoresponsable » avec plusieurs initiatives qui voient le jour. Néanmoins, la question se pose pour savoir si elle reste accessible pour les Marseillais. e. s.

Mode consciente, oui…

Le collectif de mode durable basé à Marseille, BAGA, a lancé la 1re édition de la Slow Fashion Week. L’idée : sensibiliser à l’impact de l’industrie textile, mais aussi un contrepied à la Fashion Week et « anti fast-fashion » pour mettre en avant les pratiques éco-responsables locales. On y trouve des créations faites à partir de tissus dégradés et transformés en réelle pièce de mode, des bijoux cassés réparés pour en devenir des pièces uniques, etc.

La mode vintage et la seconde main, aussi, prennent plus de place dans la cité phocéenne : au Cours julien, les friperies et dépôts-ventes s’accumulent. Déjà en 2022, dans un entretien avec La Marseillaise, Lily Carmouche à l’initiative de la Merguez Fripe expliquait « On a voulu revenir à l’essence de la fripe avec le style d’un marché aux puces. On espère lutter un peu contre la dynamique de gentrification du quartier avec des coûts hyper bas. Nos petits prix permettent à des gens sans domicile fixe de venir acheter de quoi s’habiller comme aux touristes avec un plus grand porte-monnaie ».

Souvent des petits prix, allant de 2 à 25 euros par article, pour les magasins de seconde main les moins chers. Pour les créateurs ou les boutiques avec une sélection plus fine les prix augmentent, allant de 20 à 150 euros.

Mais mode accessible ?  

« C’est accessible, mais il faut changer les modes de consommations pour que ça le devienne vraiment » raconte Juliette Moutte, créatrice de la marque bijoux upcyclés, 100 % marseillaise, Capobianco. Juliette a ouvert son atelier au public à l’occasion de la Slow Fashion Week. Elle explique « le coût ne parait pas forcément accessible pour tout le monde, mais il peut le devenir si on change notre manière de penser et de consommer ». Ses bijoux, elle les vend entre 38€ pour les plus petites et 450€ pour les plus grosses.

Pour elle, la « Slow Fashion » c’est « réussir à ouvrir les consciences sur la surconsommation : au lieu d’acheter un t-shirt à trois euros chez Primark qui ne durera pas longtemps, c’est mieux de garder ces 3€ pour ensuite s’offrir quelque chose de plus cher oui, mais plus qualitatif et durable ». En plus, c’est un mode de consommation qui favorise le circuit court, conçu par un. e créateur. rice engagé. e. Elle ajoute qu’il s’agit d’un mode de consommation qui commence par la seconde main (les friperies), pas forcément chez des créateurs, « c’est juste une question d’engagement ».

Pour Juliette la Slow Fashion Week c’est avant tout « un message de consommer moins, mieux et différemment : de manière plus responsable, plus qu’un acte en lui-même ».

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